- La CoQ10 joue réellement un rôle central dans la chaîne respiratoire mitochondriale et la production d'ATP.
- Cela ne signifie pas qu'avaler de la CoQ10 donne automatiquement « plus d'énergie ». Mécanisme cellulaire, concentration sanguine et fatigue ressentie sont trois niveaux de preuve différents.
- Les données orales sur la peau existent mais restent limitées, et l'essai principal a utilisé 50 ou 150 mg d'une forme brevetée, pas les 30 mg de CoQ10 générique présents dans Régénère™.
Il y a des molécules qui ont la chance d'avoir un excellent CV marketing.
La CoQ10 coche presque toutes les cases : mitochondries, ATP, antioxydant, énergie cellulaire.
On comprend vite comment on arrive à la phrase : « une gélule qui recharge vos cellules ».
Le mécanisme de départ est vrai.
La conclusion, elle, va beaucoup trop vite.
Oui, la CoQ10 est bien au cœur des mitochondries
La coenzyme Q10, ou ubiquinone, participe à la chaîne de transport des électrons dans la membrane interne des mitochondries.
Cette chaîne contribue à la production d'ATP, la principale monnaie énergétique utilisée par les cellules.
La CoQ10 existe aussi sous une forme réduite, l'ubiquinol, et participe à des mécanismes d'oxydoréduction.
Jusque-là, le récit « énergie cellulaire » a donc une base biochimique parfaitement réelle.
Qu'une molécule participe à la production d'ATP ne démontre pas qu'en prendre davantage améliore l'énergie ressentie chez une personne qui n'en manque pas.
Le mécanisme ne répond pas encore à la question clinique
Pour savoir si une supplémentation change la fatigue, les performances ou un autre résultat concret, il faut des essais qui mesurent ce résultat.
C'est là que le sujet devient beaucoup plus dépendant du contexte.
Âge, pathologie, statut initial, forme utilisée, dose et durée peuvent modifier les résultats.
Une étude positive dans une population médicale particulière ne se transforme pas automatiquement en promesse « énergie » pour toute personne en bonne santé.
En Europe, on ne peut pas transformer la CoQ10 en allégation « énergie »
L'EFSA a évalué plusieurs allégations santé proposées pour la CoQ10 et n'a pas établi de relation de cause à effet permettant de les retenir.
Aucune allégation santé autorisée dans l'Union européenne ne permet donc de présenter la CoQ10 comme contribuant au métabolisme énergétique.
C'est une frontière importante pour une marque : on peut expliquer la biochimie de la molécule dans un contenu pédagogique. On ne doit pas transformer ce mécanisme en bénéfice santé autorisé pour le produit.
Et la peau ? Il existe un essai oral intéressant
En 2017, Žmitek et ses collègues ont publié un essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo chez 33 adultes.
Les participants ont reçu pendant douze semaines une forme hydrosoluble brevetée de CoQ10 à 50 mg ou 150 mg par jour.
Les chercheurs ont rapporté des améliorations de certains scores de rides et de douceur cutanée.
En revanche, ils n'ont pas observé d'effet significatif sur l'hydratation ni sur l'épaisseur dermique.
Petit échantillon, matière propriétaire, deux doses précises : une donnée intéressante, pas un permis de généraliser.
Certains paramètres cutanés ont évolué en 12 semaines.
Ni que la CoQ10 « donne de l'énergie » aux utilisatrices.
Ubiquinone ou ubiquinol : est-ce que la forme change tout ?
L'ubiquinone est la forme oxydée, l'ubiquinol la forme réduite.
Des études pharmacocinétiques montrent que la formulation et le véhicule peuvent fortement modifier les concentrations sanguines après ingestion.
Chez des adultes plus âgés, un essai croisé de 2020 a par exemple observé des différences importantes entre plusieurs formulations.
Mais « plus de CoQ10 dans le sang » ne signifie toujours pas automatiquement « plus de bénéfice clinique ».
La biodisponibilité répond à la question du trajet. L'efficacité répond à la question du résultat.
Pourquoi la CoQ10 reste-t-elle intéressante en formulation ?
Parce qu'elle possède une fonction biologique claire, un dossier de recherche réel et des questions de formulation intéressantes.
Mais son intérêt doit rester proportionné aux données disponibles.
Dans une formule multi-actifs, on peut choisir la CoQ10 comme composant cohérent sans lui faire porter toute la promesse du produit.
Chez Eclo : 30 mg dans Régénère™, et pas de raccourci « énergie »
Régénère™ contient 30 mg de CoQ10.
Cette dose est inférieure aux 50 et 150 mg utilisés dans l'essai oral cutané cité plus haut, et la matière n'est pas la même forme hydrosoluble brevetée.
Nous ne présentons donc pas cet essai comme une preuve clinique de Régénère™.
Et nous ne transformons pas le rôle mitochondrial de la CoQ10 en promesse selon laquelle le produit « recharge l'énergie cellulaire ».
Elle fait partie d'une architecture de formule. C'est déjà suffisamment intéressant sans lui demander de jouer les piles rechargeables.
Les cinq questions à poser devant un claim CoQ10
« Participe à la production d'ATP » est une phrase de biochimie. « Vous donnera plus d'énergie » est une promesse clinique. Entre les deux, il faut des données.
La CoQ10 a une place, pas un super-pouvoir.
Régénère™ en contient 30 mg dans une formule plus large. Nous la présentons comme un choix de formulation, sans transposer les résultats obtenus avec 50 ou 150 mg d'une autre forme.
Découvrir RégénèreSources
Žmitek K. et al. (2017). The effect of dietary intake of coenzyme Q10 on skin parameters and condition.
PubMed, PMID 27548886
Pravst I. et al. (2020). Comparative Bioavailability of Different Coenzyme Q10 Formulations in Healthy Elderly Individuals.
PubMed, PMID 32188111
EFSA NDA Panel (2010). Scientific Opinion on health claims related to coenzyme Q10.
Consulter l'avis EFSA
Commission européenne, EU Register of Health Claims.
Consulter le registre européen des allégations de santé